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The lantern-lined stone steps up to Kibune Shrine, vermilion lamp posts on both sides amid mossy green forest
Comment fonctionne le JaponPar Kei · Né et grandi au JaponMis à jour 16 min de lecture

Kibune, ça vaut le coup ? Le sanctuaire, la traversée de la montagne et le choix de la saison

Kibune est un petit village de sanctuaire, logé dans l'étroite vallée d'une rivière, dans les collines au nord de Kyoto. Juste de l'autre côté de la crête, sur le mont Kurama, se trouve le temple Kurama-dera, et un sentier forestier traverse la montagne pour relier les deux. Kurama-dera propose lui-même, pour les bons marcheurs, un parcours qui franchit la montagne jusqu'au sanctuaire de Kibune. Les avis et les récits recueillis ici portent surtout sur ce duo : le sanctuaire et ses marches de pierre bordées de lanternes, le temple dans la montagne, et la marche qui va de l'un à l'autre.

D'après ces voix, la réponse est oui. Parmi les 45 voix de voyageurs étrangers, 29 parlent de la marche, et leurs doutes sont surtout d'ordre pratique : est-ce que c'est dur, dans quel sens partir, combien de temps ça prend. Les visiteurs japonais, dans leurs avis, parlent des deux lieux, le sanctuaire de Kibune comme Kurama-dera, et quand ils se plaignent, c'est de la foule, de la montée ou de la route étroite qui remonte la vallée.

Commençons par les voyageurs étrangers qui ont fait le déplacement. Leurs voix sont classées ci-dessous selon la façon dont leur journée s'est passée.

Ça vaut le coup : la traversée de la montagne, le calme, la saison
60 %
Ça dépend : la difficulté de la marche, le sens à choisir, la météo
38 %
Déception : une marche faite surtout d'escaliers
2 %
Qui sont ces voix : des voyageurs étrangers qui sont allés à Kibune, à Kurama-dera ou aux deux, et qui ont écrit sur Tripadvisor ou sur des forums de voyage taïwanais. Leurs 45 voix se répartissent comme indiqué ci-dessus. Il s'agit d'un recueil de voix, pas d'un sondage. Sur ces 45 voix, 22 viennent de deux fils de forum où les réponses portent sur la marche entre Kurama et Kibune, ce qui explique le grand nombre de remarques pratiques sur le sentier.

Viennent ensuite les visiteurs japonais, avec leurs propres avis sur le sanctuaire et sur le temple.

Contents d'être venus : la fraîcheur de la vallée, les marches aux lanternes, le temple dans la montagne
67 %
Ça dépend : la montée, la foule, les prix
31 %
Déception : pluie battante, file d'attente ou foule au sanctuaire, route étroite
2 %
Qui sont ces voix : des visiteurs japonais, dans leurs propres avis sur le sanctuaire de Kibune et sur Kurama-dera, publiés sur Jalan, 4travel et Tripadvisor. Certaines personnes ont écrit plusieurs avis, et chaque avis a été compté une fois. Les 150 voix se répartissent comme indiqué ci-dessus. Il s'agit d'un recueil de voix, pas d'un sondage. Ce sont des avis de personnes qui avaient déjà choisi de visiter, donc les avis chaleureux sont naturellement surreprésentés.

Ce qu'il y a derrière chaque barre

Côté étrangers, une seule voix se trouve dans la barre rouge, et elle concerne la marche. Quelqu'un qui avait fait le trajet à pied quelques jours plus tôt l'a écrit dans un fil du forum Tripadvisor consacré à Kibune : « Pour être honnête, ça a été une petite déception. Kibune est une jolie petite ville et le temple Kurama-dera est agréable aussi, mais la randonnée elle-même n'a pas grand attrait à mon avis. Ce sont surtout des escaliers. » La barre du milieu rassemble 17 voix. Pour 15 d'entre elles, il est encore question de la marche et de son organisation : dans quel sens la faire, si la pente est raide, si l'on peut y aller seul, combien de temps prévoir, dans quel état est le sentier sous la neige. Les 2 autres parlent des restaurants au bord de la rivière. L'une de ces deux personnes, qui répondait dans le même fil, les trouve « en général trop chers pour ce qu'ils proposent, surtout les nagashi somen », ces nouilles froides qu'on fait glisser dans l'eau courante le long d'un bambou fendu. Au sujet du sanctuaire, elle ajoute : « Si on fait la randonnée Kurama-Kibune, je dirais que ça vaut le coup, mais pas pour Kibune seul. Les torii et les escaliers de pierre rendent très bien en photo, mais au sanctuaire, il n'y a pas grand-chose de plus. Le temple de Kurama est bien plus impressionnant. »

Côté japonais, l'ensemble est plus chaleureux : dans 67 % des avis, les gens se disent contents d'être venus, et les réserves se trouvent surtout dans la barre du milieu plutôt que dans la rouge. On y lit les marches raides et la montée jusqu'à Kurama-dera, la foule, la route étroite et le prix des repas au bord de l'eau. Un avis publié sur Jalan à propos de Kurama-dera raconte qu'on atteint le pavillon principal après plus de 100 marches de pierre qui mettent le corps à l'épreuve, et qu'à l'arrivée l'effet retombe un peu : « Le pavillon principal lui-même, vaste et apparemment assez récent, ne paraît pas très imposant parce que son faîte est bas, et j'ai trouvé ça un peu décevant. » La même personne note qu'il lui a fallu 35 minutes de la porte Niomon au pavillon principal, prières en chemin comprises, et parle d'« une montagne bien plus facile que prévu ».

La barre rouge japonaise ne compte que 3 avis. Le premier décrit un samedi de pluie battante sur des routes étroites, le deuxième une file d'environ 30 minutes pour atteindre le pavillon de culte. Dans le troisième, la personne a gravi les marches jusqu'en haut, y a trouvé trop de monde, a renoncé à faire la queue, puis a prié en direction de l'arbre sacré avant de repartir.

Ce qui a plu aux visiteurs contents de leur journée

En été, il fait plus frais dans la vallée qu'en ville, et les restaurants installent des kawadoko, des plateformes où l'on mange au-dessus du torrent. Un avis sur Jalan le dit tout simplement : « Ce qui est bien aussi, c'est qu'il fait plus frais qu'en ville. » Dans un autre, écrit alors qu'en bas la chaleur approchait les 40 °C, on lit qu'il a fait bon se rafraîchir dans une auberge de Kibune qui sert ses repas sur kawadoko, avec cette conclusion : « Une ambiance très fraîche, pleine de l'esprit de la saison ! » Quelqu'un arrivé en début de soirée pour un repas kaiseki sur un kawadoko bien frais raconte même : « Il faisait plus de 30 °C ce jour-là, mais j'ai eu si froid que j'ai emprunté une veste. »

L'hiver, la neige peut tomber sur les lanternes vermillon. Sur un forum de voyage taïwanais, quelqu'un a écrit : « Avoir pu voir Kibune sous la neige, quelle chance, et quel bonheur ! » Un autre récit, sur un forum taïwanais lui aussi, part de la gare de Kurama : la traversée de la montagne sous une neige de plus en plus forte, près de deux heures et demie de marche, puis l'arrivée à la porte ouest de Kurama-dera, côté Kibune. « En arrivant ici, j'ai failli pleurer d'émotion : l'enfer de la descente, c'est enfin fini. » Son auteur prévoit de revenir, la prochaine fois pour recueillir les goshuin, ces sceaux calligraphiés que délivrent temples et sanctuaires, à Kurama-dera et au sanctuaire de Kibune. En automne, place aux érables ; on en parle plus en détail dans notre article sur les feuilles d'automne au Japon. Six avis japonais mentionnent les illuminations du soir, dont deux écrits par la même personne : trois en été, deux en automne, et un sans saison précisée. Pour 2026, le sanctuaire de Kibune annonce son illumination de Tanabata, avec des branches de bambou couvertes de vœux sur papier, du 1er juillet au 15 août, du coucher du soleil jusqu'à 20 h.

Le sanctuaire de Kibune, dont le nom se lit officiellement Kifune, est dédié au dieu de l'eau. La visite fait le tour de trois sanctuaires : le sanctuaire principal, le Yui-no-yashiro au milieu, et l'Okumiya, le sanctuaire intérieur. On y tire aussi l'oracle de l'eau, une bande de papier dont le texte n'apparaît qu'une fois posée sur l'eau de source du sanctuaire ; 12 des 150 avis japonais en parlent. Si tu cherches surtout le calme, un voyageur étranger décrit sur Tripadvisor une visite d'une demi-journée placée avant tout sous le signe de la tranquillité, sans attraction à proprement parler, avec plusieurs endroits où prendre un rafraîchissement, dont beaucoup n'ouvrent qu'en été.

Une plateforme basse sur pilotis au-dessus du torrent de Kibune, avec une ombrelle en papier rouge, un toit de roseaux et des berges couvertes de mousse
En été, les restaurants installent des kawadoko au-dessus de la rivière Kibune, et l'air de la vallée y reste frais.Photo by 663highland / CC BY 2.5 / Wikimedia Commons

Ce que racontent ceux qui ont traversé la montagne à pied

Sur les 27 voix étrangères qui disent que ça vaut le coup, 13 viennent de personnes qui ont fait à pied la traversée de la montagne entre Kurama-dera et Kibune. Le chemin passe en forêt, et les racines des arbres s'étalent à même le sol. Dans l'un des fils consacrés à cette marche sur un forum de voyage taïwanais, une réponse tient en quelques mots : « Très fatigant, mais ça vaut le coup. » Une autre, dans le même fil, va un peu plus loin : « Moi aussi, j'ai marché de Kibune à Kurama. C'était un peu fatigant (c'était l'été, après tout), mais ça valait carrément le coup, et les paysages tout le long du chemin sont superbes. » Sur Jalan, quelqu'un raconte sa première visite à Kurama-dera et sa première traversée à pied jusqu'à Kibune : « la montée a été très fatigante », mais « dans la descente, c'était comme l'euphorie du coureur, une sensation agréable ». Puis, à l'arrivée : « En arrivant au sanctuaire de Kibune, j'ai ressenti un peu d'émotion. C'était une chaude journée d'été, mais j'ai vécu une expérience vraiment agréable. » Si c'est ce genre de marche que tu aimes en voyage, jette aussi un œil à l'ancienne route du Nakasendo, entre Magome et Tsumago.

Parmi les marcheurs étrangers qui indiquent leur sens, 21 en tout, 15 sont allés de Kurama à Kibune et 7 de Kibune à Kurama, l'un d'eux ayant fait les deux. Sur un forum taïwanais, quelqu'un répond : « La plupart des gens vont de Kurama à Kibune, c'est en descente tout du long. » Ce sens commence pourtant par une montée, de la porte jusqu'au pavillon principal. Pour son parcours destiné aux bons marcheurs, Kurama-dera compte environ 25 minutes de la porte au pavillon principal, puis 30 minutes pour passer la crête jusqu'au pavillon Maoden, et encore 20 minutes de descente jusqu'au sanctuaire de Kibune. Parmi les membres du forum qui ont marché de Kibune vers Kurama et qui disent comment ça s'est passé, trois n'ont pas eu de difficulté, un a trouvé ça un peu fatigant mais valant le coup, et un dernier a failli avoir les jambes coupées. Un avis japonais sur Jalan prévient : « Le parcours inverse est assez dur, à moins d'avoir confiance en sa condition physique. » Un autre visiteur japonais ne le recommande pas.

Sentier forestier dans la montagne entre Kurama et Kibune, où d'épaisses racines claires de cèdres s'étalent en réseau sur la terre nue
Le chemin des racines (ki-no-ne-michi), sur la traversée de la montagne entre Kurama-dera et Kibune : les racines des cèdres couvrent le sentier.Photo by Kimon Berlin / CC BY-SA 2.0 / Wikimedia Commons

La bonne façon de visiter Kibune

Côté Kurama, la porte Niomon de Kurama-dera se trouve à 3 minutes à pied de la gare de Kurama. De la porte au pavillon principal, le temple compte 25 à 30 minutes de marche, et un petit funiculaire permet de faire une partie du trajet. Il coûte 200 ¥ l'aller pour un adulte, une somme que le temple considère comme un don et non comme le prix d'un billet. Les visiteurs versent aussi une offrande de 500 ¥ pour l'entretien de la montagne. D'après ceux qui ont fait la traversée, il faut compter environ une heure au plus vite entre le pavillon principal et le sanctuaire de Kibune, une heure et demie à deux heures depuis la porte du temple, et plus de deux heures dans la neige. De bonnes chaussures de marche aident beaucoup : un membre d'un forum taïwanais raconte avoir chuté à plusieurs reprises un matin de bruine, sur un sol glissant. La personne de Jalan qui mettait en garde contre le parcours inverse a fait la traversée dans la neige et parle d'« un paysage féerique », avant d'ajouter : « Des chaussures imperméables sont indispensables. »

Ce que tu vivras là-bas dépend beaucoup de la saison. Les kawadoko sont installés à peu près du 1er mai au 30 septembre, avec des dates qui varient d'un restaurant à l'autre. En hiver, 3 membres des forums taïwanais ont trouvé le sentier plus difficile ou plus inquiétant. Quelqu'un venu par grand froid écrit, dans deux avis différents sur Jalan, que le printemps ou l'automne aurait été un meilleur choix.

Six voix trouvent chers les repas au bord de la rivière. Dans son avis Tripadvisor sur le sanctuaire, après une visite début juin, un voyageur écrit que « beaucoup de ces endroits sont assez exorbitants et n'en valent pas la peine », et sur Jalan, quelqu'un est passé devant les restaurants sans s'arrêter à cause des prix. Un autre avis japonais signale que certains restaurants ne prennent que les clients avec réservation, sans qu'aucun panneau ne l'indique. Il existe pourtant une façon plus détendue de s'asseoir au-dessus de l'eau : d'après un autre avis encore, certains kawadoko servent simplement du thé, avec un supplément d'environ 500 ¥ pour la place.

L'entrée du sanctuaire de Kibune est gratuite, et de mai à novembre, il ouvre à 6 h. Six avis japonais sur le sanctuaire associent la foule aux week-ends, aux jours fériés ou au milieu de la journée ; l'un d'eux décrit un samedi où tous les restaurants au bord de la rivière étaient complets, tout comme le parking. Ailleurs, quelqu'un a fait environ 30 minutes de queue pour atteindre le pavillon de culte. Tôt le matin, l'endroit est calme d'après 3 avis. L'une de ces personnes, logée dans une auberge voisine, est venue avant le petit-déjeuner et n'a croisé que quelques visiteurs, là pour puiser l'eau sacrée. Dans un quatrième avis, en revanche, il y avait déjà du monde dès le matin. La route qui remonte la vallée est étroite : 13 des 150 avis japonais en parlent, avec des passages où deux voitures ne peuvent pas se croiser, et 5 de leurs auteurs conseillent les transports en commun plutôt que la voiture. Pour y aller, on prend l'Eizan Railway jusqu'à la gare de Kibuneguchi, puis le bus Kyoto Bus n° 33 jusqu'à l'arrêt Kibune, et il reste ensuite un petit bout de chemin à pied. On peut aussi marcher depuis la gare, environ 30 minutes ; un membre d'un forum taïwanais signale qu'il n'y a pas de trottoir le long de la route et qu'il faut faire attention aux voitures.

Dans la montagne, un membre d'un forum taïwanais a croisé des panneaux qui signalaient des ours et déconseillaient d'y aller seul, et a quand même fait la traversée sans personne. La préfecture de Kyoto conseille, quand on marche en montagne ou à proximité, d'avoir sur soi quelque chose qui fait du bruit, comme une clochette ou une radio, de redoubler de prudence le matin et le soir, et d'éviter autant que possible d'y aller seul. Le pavillon principal de Kurama-dera est ouvert de 9 h à 16 h 15, et la plus grande partie de l'année, le dernier funiculaire descend à 16 h 25. En faisant la traversée en milieu de journée, tu restes dans les horaires du temple tout en évitant le matin et le soir dont parle la préfecture.

Alors, est-ce que Kibune vaut le coup ?

D'après ces voix, oui. Côté étrangers, 27 voix sur 45 (60 %) disent que ça vaut le coup, et 13 de ces 27 viennent de personnes qui ont fait la marche entre Kurama-dera et Kibune ; la seule voix déçue trouvait justement que cette marche était surtout faite d'escaliers. Côté japonais, dans 100 avis sur 150 (67 %), les gens sont contents d'être venus, et chez les autres, les réserves portent sur les escaliers, la foule, les prix et la route d'accès. La journée se passe bien quand on arrive tôt ou qu'on vient en semaine, qu'on choisit à l'avance le sens de la marche et des chaussures adaptées, et qu'on prend la saison selon ce qu'on a envie de voir : les kawadoko en été, les érables en automne, la neige en hiver.

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Sources

WMJS est écrit au Japon par un Japonais qui aimerait vous faire connaître un peu mieux son pays, puis porté en français avec l'aide de l'IA. Nous relisons chaque page, mais le français n'est pas notre langue maternelle. Si une phrase sonne faux, dites-le-nous. Une seule phrase suffit.

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