
Le Japon à deux, un premier voyage ensemble
Une route dorée plus lente — Tokyo, une nuit dans les sources chaudes de Hakone, puis Kyoto — construite autour des instants tranquilles dont deux personnes se souviennent, dans un pays qui ménage un espace pour deux plutôt que de vous mettre l'amour en scène
Dernière vérification : 2026-06-23
À qui ce plan convient
- Première foisIdéal
- Déjà venu(e)Convient bien
- Avec enfantsPas la priorité ici
- En soloPas la priorité ici
- En coupleIdéal
- Rythme douxConvient bien
Good all year. Spring blossom and autumn colour draw the biggest crowds; winter trades scenery for the year's clearest Mount Fuji from Hakone and near-empty dawn lanes; Kyoto's riverside terraces and the Sagano Romantic Train are warm-season pleasures (roughly spring through autumn).
Si tu prépares un premier voyage au Japon en couple, il y a une inquiétude que j'aimerais écarter tout de suite, parce que presque tout le monde arrive avec elle : la crainte discrète que le Japon ne soit pas vraiment romantique. Tu pars le chercher comme tu le ferais chez toi (le restaurant aux chandelles qui te fait chavirer, le grand geste, une ville qui te renvoie l'amour en pleine face), et au début le Japon peut sembler réservé. Ici, les couples s'embrassent rarement dans la rue ; les dîners peuvent paraître plus précis que passionnés ; personne ne te joue une scène d'amour. On en conclut facilement, au bout d'un jour ou deux, que l'étincelle n'est peut-être pas là. Voici ce que j'en suis venue à croire, et ce que tout ce plan cherche à te montrer : le Japon ne te met pas l'amour en scène, il ménage un espace tranquille pour deux. Il y a un mot qui me revient sans cesse, ma : la valeur que l'on accorde à l'espace chargé de sens, à ce qui reste tu, à la pause qui contient plus que le geste ne le ferait. Ici, la proximité ne se proclame pas ; elle se garde, et c'est justement ce qui la rend précieuse. Le romantisme est bien réel. Il se tient simplement quelque part où tu ne regardes peut-être pas encore.
Alors, dès que tu cesses de traquer le grand geste, tu commences à voir où le Japon était romantique depuis le début : dans la présence plutôt que dans la représentation. C'est le comptoir où vous êtes assis côte à côte à regarder le chef travailler, tout près et sans hâte, sans rien à combler. C'est l'auberge où le dîner vous est servi dans la chambre et où la soirée n'appartient qu'à vous deux. C'est le bain dans lequel vous vous glissez ensemble après une longue journée de marche, la ruelle pavée que vous avez pour vous seuls à l'aube, la berge de la rivière dans la fraîcheur du soir. Voici comment je façonnerais un premier voyage autour de ces instants : une version plus lente de l'itinéraire classique (deux ou trois jours à Tokyo, une nuit dans une auberge thermale de Hakone, puis Kyoto), avec pour clé de voûte cette nuit à l'onsen, ce dont deux personnes se souviennent le plus longtemps. Détache-le et reconstruis-le comme ton voyage l'entend. Le rythme sans hâte n'est pas le prix du voyage : c'est le rendez-vous.
Où poser vos valises
Pour deux, la chambre compte davantage dans le voyage que lorsqu'on est seul ou en groupe : c'est là que le bruit de la journée retombe et qu'il n'y a plus que vous deux, alors je choisirais où dormir autant pour l'atmosphère que pour l'adresse.
À Tokyo et à Kyoto, un hôtel ordinaire et confortable près d'une gare fait très bien l'affaire : vous serez dehors la plupart de la journée, et un point de chute paisible sur une ligne que vous emprunterez souvent vaut mieux qu'une adresse prestigieuse d'où il faut faire la navette. À Tokyo, je pencherais pour un quartier où la soirée coule de source : Asakusa pour le calme du vieux Tokyo, ou un carrefour bien desservi comme Shinjuku ou Tokyo Station si vous préférez être au cœur de l'action. À Kyoto, dormir près de Kyoto Station rend l'arrivée et les excursions faciles, tandis que le centre (Kawaramachi/Pontocho) ou les pentes de Higashiyama mettent les vieilles ruelles et la rivière à portée d'une promenade en soirée.
La nuit que je planifierais avec le plus de soin, c'est Hakone, parce que là, le ryokan (l'auberge traditionnelle) est l'expérience, pas seulement un lit. C'est la clé de voûte du voyage : le dîner est un kaiseki à plusieurs services servi sans hâte, vous passez la soirée dans le yukata en coton que l'auberge vous prête, et le bain thermal en est le cœur. Une chose bonne à savoir en couple : les grands bains publics sont séparés par sexe, donc si vous aimeriez vous baigner ensemble, cherchez une auberge avec un kashikiri-buro (un bain privatif que vous réservez pour vous deux), ou une chambre avec son propre bassin en plein air (l'encadré en donne les contours). C'est aussi la réponse la plus simple si l'un de vous a un tatouage. Et ne te fais pas de nœud avec le savoir-vivre : comme nous l'ont dit les hôtes de ryokan eux-mêmes, ils regardent si vous êtes à l'aise, pas si vous êtes irréprochables.
Déplacements et billets
Procure-toi d'abord une carte IC chacun (une Suica ou une ICOCA, l'une ou l'autre convient) et tu peux à peu près arrêter de penser aux billets : tu valides à l'entrée, tu valides à la sortie, le tarif se calcule tout seul, et comme les cartes sont interopérables dans tout le pays, celle que tu achètes à Tokyo fonctionne à Hakone comme dans les bus de Kyoto. Tu peux aussi la présenter pour payer dans les supérettes.
Pour les deux longs trajets, un petit conseil chacun. Pour Hakone, je prendrais l'Odakyu Romancecar, un train express limité à réservation directement depuis Shinjuku ; et dans Hakone même, un seul Hakone Freepass vous porte tous les deux à travers toute la boucle de la montagne (train, funiculaire, téléphérique, le bateau sur le lac) sans acheter de billet à chaque étape. De Hakone à Kyoto, on prend le Tokaido Shinkansen depuis Odawara ; le seul hic, c'est que les Nozomi, les trains les plus rapides, ne s'arrêtent pas à Odawara, donc tu prendras un Hikari ou un Kodama (l'encadré l'explique). Et voici ce qui piège les gens : une simple carte IC ne te fera pas passer sur le Shinkansen ; tu réserves via Smart-EX ou tu achètes un billet. J'en profiterais pour réserver deux places côte à côte.
À part ça, se déplacer à deux ici est vraiment sans stress, et Google Maps en est la raison : il te donne le train, le quai, souvent la voiture exacte où monter. La peur de se perdre s'évapore presque, ce qui laisse plus de temps dans la journée pour flâner.
Tokyo : une arrivée en douceur, et la première soirée à deux

Je garderais ce premier jour volontairement tranquille : tu arriveras sans doute avec le décalage horaire, et il n'y a aucune récompense à forcer une visite à travers le brouillard d'un long vol. Retire un peu d'argent à un distributeur de supérette, dépose les bagages, et laisse l'après-midi rester proche du point de chute. Puis fais la petite chose qui donne discrètement le ton à tout ce qui suit : un dîner tôt, sans hâte, ensemble, à un comptoir. La fameuse question « une table pour deux ? », qui peut peser si lourd chez soi, existe à peine ici : dans quantité d'endroits, tu commandes à une machine près de la porte, tu prends deux tabourets au comptoir, et tu regardes les cuisiniers travailler à un bras de distance. Rien à combler, aucune scène à tenir ; vous êtes simplement assis côte à côte à laisser la journée retomber. Senso-ji, illuminé et ouvert jusqu'au soir une fois les visiteurs de la journée dissipés, est un endroit calme et charmant pour une première promenade lente à deux.
- Après-midiArriver, s'installer, ralentirDepuis Haneda le Tokyo Monorail, ou depuis Narita le N'EX entièrement à réservation, t'amène à un carrefour comme Tokyo Station ou Shinjuku (horaires dans les encadrés) ; de là, un court saut rejoint un point de chute à Asakusa. Retire de l'argent à un distributeur de supérette ou de bureau de poste (ils acceptent les cartes étrangères) et fais ton enregistrement avant toute chose, pour que le reste de la journée repose sur une base souple.
- Début de soiréeSenso-ji, sans hâteÀ quelques minutes à pied de la gare d'Asakusa, la grande lanterne rouge Kaminarimon et la ruelle Nakamise mènent au plus ancien temple de Tokyo. Après la tombée du jour, l'enceinte reste illuminée et les foules s'effacent : une première promenade tranquille, presque intime, à deux. Guide associé : Senso-ji.
- DînerUn comptoir, côte à côteTrouve un ramen ou un sushi debout avec une machine à tickets devant l'entrée (les photos et un bouton en anglais rendent la chose facile). Achète tes tickets, prenez deux tabourets au comptoir, et mangez : un bol parfait à un bras des cuisiniers, sans un mot à échanger. C'est une petite chose, et c'est exactement le genre de moment proche et facile dont ce voyage regorge.
- Dernier verreLe rituel du konbiniSur le chemin du retour, la supérette devient une petite habitude tranquille : un en-cas tardif à partager, une boisson chaude ou fraîche, le petit-déjeuner de demain, le tout pour quelques pièces. Ne t'étonne pas si c'est l'une des choses qui te manqueront le plus une fois rentré.
Tokyo : la ville bruyante le jour, une petite chambre chaleureuse le soir

Aujourd'hui, c'est la ville à plein volume, et le plaisir à deux tient dans le contraste : voyez grand et lumineux tout l'après-midi, puis laissez la soirée se replier jusqu'à vous deux seulement. J'ouvrirais dans le silence verdoyant de Meiji Jingu, un sanctuaire forestier qui ouvre au lever du soleil, avant de sortir droit dans les couleurs de Harajuku et les boutiques bordées d'arbres d'Omotesando. L'après-midi, je partagerais quelque chose qui ne se ressent vraiment qu'ensemble : le monde d'art numérique de teamLab, où vous errez main dans la main dans un espace lumineux et mouvant, vous perdant et vous retrouvant l'un l'autre ; c'est un romantisme dans lequel on est, plutôt qu'on regarde (réserve un créneau à l'avance, l'encadré l'explique). Et je terminerais là où Tokyo est le plus chaleureux à deux : un yokocho, l'une de ces ruelles éclairées de lanternes bordées de minuscules bars debout et d'izakaya, où vous vous serrez à un comptoir, commandez quelques petits plats au fil de l'eau, et où la salle entière semble être le salon de quelqu'un. La ville est bruyante ; la soirée n'a pas à l'être.
- MatinMeiji Jingu, à un rythme tranquilleDepuis la gare de Harajuku, il suffit d'un pas pour entrer dans la haute forêt qui enveloppe le sanctuaire : larges allées de gravier, un grand torii de bois, un silence que tu peux savourer aussi lentement que tu veux. Entrée libre, ouvert du lever au coucher du soleil. Guide associé : Meiji Jingu.
- Fin de matinéeHarajuku et OmotesandoHors des arbres et droit dans les couleurs pop de Takeshita Street, puis l'avenue plus calme et bordée d'arbres d'Omotesando à quelques minutes : un contraste amusant et vif à parcourir côte à côte. Guide associé : Harajuku.
- Après-miditeamLab, ensembleLe musée d'art numérique immersif est un genre rare d'expérience partagée : des salles de lumière et d'eau que vous traversez à deux, vous perdant et vous retrouvant l'un l'autre. L'entrée est horodatée, alors réserve un créneau date et heure avant d'y aller (encadré). Guide associé : teamLab.
- SoiréeUn comptoir de yokochoTrouve un ensemble de minuscules bars et d'izakaya (les ruelles yokocho sont faites pour une ou deux personnes) et installez-vous. Commandez au fur et à mesure, et laissez la chaleur de la petite salle opérer ; un Japon réservé a tendance à surprendre les couples ici. Vous préférez une soirée tranquille ? Un dîner de konbini de retour dans la chambre est un petit plaisir en soi.
Hakone : la nuit à l'auberge thermale, le cœur du voyage

C'est le jour que je protégerais avant tous les autres. Tu quitteras Tokyo à bord du Romancecar et échangeras la ville contre une montagne de sources chaudes, et toute la journée se plie vers une seule soirée. En après-midi, vous aurez fait le tour de la montagne (un petit train, un funiculaire, un téléphérique au-dessus d'une vallée fumante, un bateau sur un lac jusqu'à un portique rouge de sanctuaire dressé dans l'eau), et par temps clair le mont Fuji sera là au-dessus du lac Ashi, tel qu'on le dessine dans toutes les vieilles estampes. Mais la boucle n'est vraiment que l'ouverture. La nuit est l'essentiel : vous vous installez dans un ryokan, vous enfilez le yukata, et le voyage souffle enfin. Le bain, le lent dîner kaiseki, une soirée sans rendez-vous et sans personne d'autre à contenter : voilà, plus qu'aucun site en particulier, ce que deux personnes ont tendance à rapporter chez elles. S'il y a une folie à s'offrir lors d'un premier voyage ensemble, c'est cette nuit-là.
- MatinEn route sur le RomancecarDepuis Shinjuku, l'Odakyu Romancecar file droit jusqu'à Hakone-Yumoto : un express limité à réservation, alors réservez deux places côte à côte et regardez la banlieue céder la place aux montagnes (encadré). J'en profiterais pour acheter un Hakone Freepass pour la boucle.
- MidiAutour de la boucle de la montagneLe circuit classique monte en train de montagne jusqu'à Gora, un funiculaire jusqu'à Sounzan, puis un téléphérique qui plane au-dessus d'Owakudani (la vallée volcanique nue et fumante où l'on fait cuire les œufs noirs) jusqu'au lac Ashinoko, où un bateau touristique traverse jusqu'au torii rouge de Hakone Shrine dressé dans le lac. Un seul Freepass couvre chaque étape. (Le téléphérique peut s'arrêter par grand vent ou mauvais temps, et la vallée volcanique a déjà fermé lors de périodes d'activité accrue, alors jette un œil au statut du jour : il y a de toute façon un itinéraire plus doux par le bas.) Guide associé : Hakone.
- Fin d'après-midiS'enregistrer, et laisser filer la journéeInstallez-vous dans le ryokan, enfilez le yukata que l'auberge fournit, et prenez votre premier bain. Les grands bains sont séparés par sexe ; si vous aimeriez vous baigner ensemble, c'est là qu'un kashikiri, un bain privatif réservé, montre toute sa valeur (encadré). Flâner dans une auberge en yukata assortis, un peu réchauffés par le bain, est un romantisme particulier et tout à fait ordinaire ici.
- SoiréeKaiseki, sans hâteLe dîner est le clou discret du ryokan : service après service au fil des saisons, souvent apporté dans une chambre privée, à un rythme qui ne te demande rien d'autre que de t'asseoir, de goûter et de parler. Si un plat ne te convient pas, le laisser est tout à fait acceptable ; comme les hôtes de ryokan nous l'ont dit, ils lisent ton aisance, pas ton savoir-vivre. Puis un dernier bain, et un sommeil facile et profond.
Vers Kyoto : vieilles ruelles au crépuscule, la rivière en soirée

Je volerais un dernier bain matinal avant de partir (un bel adieu à Hakone), puis je prendrais le Shinkansen vers l'ouest jusqu'à l'ancienne capitale. Déposez les bagages et donnez l'après-midi aux collines de l'est, là où la vieille ville affleure le plus près : la grande scène de bois de Kiyomizu-dera, les ruelles pavées de Sannenzaka et de Ninenzaka qui dévalent sous elle, et Gion à l'heure où s'allument les lanternes. À deux, c'est ici que la journée ralentit magnifiquement : vous pouvez laisser les groupes s'écouler vers leurs bus pendant que vous vous attardez sur les ruelles qui se vident, dans l'heure bleue, avant de dériver vers l'eau. Pour les couples, une grande part du romantisme de Kyoto se tient au bord de la rivière : le long de la Kamogawa, et dans l'étroite ruelle de Pontocho éclairée de lanternes qui la longe, on vient manger et marcher dans la fraîcheur du soir depuis des siècles ; et à la belle saison, les restaurants dressent des terrasses kawayuka juste au-dessus de la rivière (encadré). Un petit rappel pour Gion : des gens vivent et travaillent dans ces ruelles, alors tiens-toi aux rues publiques et marche doucement, et tu seras le bienvenu.
- MatinDe Hakone à KyotoDepuis votre auberge, redescendez jusqu'à Hakone-Yumoto (le train Tozan ou un bus, toujours sur le Freepass), puis continuez jusqu'à Odawara et montez dans le Tokaido Shinkansen vers Kyoto. Note que le Nozomi le plus rapide saute Odawara, donc prends un Hikari ou un Kodama, et souviens-toi qu'une simple carte IC ne te fera pas franchir le portique du Shinkansen (encadré). Réservez deux places côte à côte et prenez un ekiben, un panier-repas, pour le trajet.
- Après-midiKiyomizu et les pentesDepuis Kyoto Station, un bus municipal grimpe vers Kiyomizu ; depuis la scène de la falaise du temple, les pentes pavées de Sannenzaka et de Ninenzaka s'éloignent à pied, sans transport nécessaire, il suffit de suivre la colline en passant devant la pagode de Yasaka dressée au-dessus des toits. Ouvre tôt ; petit droit d'entrée (encadré). Guide associé : Kiyomizu-dera.
- Début de soiréeGion à l'heure des lanternesDérive dans Gion à l'heure où s'allument les lumières, doucement et sur les rues publiques : vieilles façades de bois, le canal Shirakawa, le petit pont Tatsumi. C'est discrètement plein d'atmosphère, et ravissant à savourer à votre propre rythme lent. Guide associé : Gion.
- SoiréeLe bord de la rivière, PontochoDescendez jusqu'à la Kamogawa et entrez dans Pontocho : une ruelle éclairée de lanternes à peine assez large pour deux, parsemée de petits restaurants. (Il n'y a pas encore de guide WMJS sur Pontocho, alors je me contente de t'y orienter.) Longez la rivière ensuite ; à la belle saison, les terrasses kawayuka surplombent directement l'eau, et le bruit de la rivière est tout le propos.
Kyoto : une aube rien qu'à vous, puis Arashiyama

Voici le cadeau que deux lève-tôt peuvent s'offrir : un lieu célèbre, désert. Avant neuf heures, la vieille ville appartient à qui est éveillé, alors je mettrais un réveil pour une fois et j'irais me tenir dans les tunnels de portiques vermillon de Fushimi Inari aux premières lueurs, quand le couloir est presque silencieux et que vos pas sont la chose la plus bruyante de la montagne (c'est ouvert 24 heures sur 24). Puis la journée glisse doucement vers l'ouest jusqu'à Arashiyama, la lisière de rivière et de bambous de Kyoto : la bambouseraie imposante parcourue tôt tant que le silence règne encore, le jardin zen de Tenryu-ji ouvert sur les collines derrière lui, le pont Togetsukyo au-dessus de la rivière. Si vos dates tombent en pleine saison, le petit Romantic Train de Sagano (c'est vraiment son nom) cahote le long des gorges de la Hozugawa : une balade lente, encadrée de feuillages, qui n'a besoin d'aucun commentaire (encadré). Je terminerais par un repas sans hâte quelque part, et par la tranquille prise de conscience sur laquelle les couples finissent souvent : le voyage dont vous parlerez n'était pas tant les sites que les espaces entre eux (le bain, le comptoir, la ruelle à l'aube, la rivière), l'espace que le Japon ne cessait de ménager pour vous deux.
- AubeFushimi Inari, avant les foulesDepuis Kyoto Station, un train Local sur la JR Nara Line rejoint Inari en quelques minutes (le Rapid le saute) ; les portiques commencent juste devant. Grimpe aussi haut que tu veux dans les tunnels : plus tu montes et plus tu pars tôt, plus c'est à vous seuls. Gratuit et ouvert 24 heures sur 24. Guide associé : Fushimi Inari.
- Fin de matinéeArashiyama : les bambous et le jardinCap à l'ouest jusqu'à Saga-Arashiyama. Parcourez la bambouseraie tôt tant que le chemin est calme, puis entrez dans le jardin zen de Tenryu-ji, conçu pour emprunter les montagnes derrière lui (petit droit d'entrée ; encadré). Guide associé : Arashiyama.
- Après-midiLa rivière, et le Romantic TrainDescendez jusqu'au pont Togetsukyo et à la rivière. En saison, le Sagano Scenic Railway (le « Romantic Train ») remonte les gorges et revient, entièrement à réservation, alors réserve à l'avance (encadré). Hors saison, la promenade au bord de la rivière et un bateau sont ravissants aussi.
- SoiréeUn dernier dîner tout en lenteurRetour vers le centre pour un dernier repas sans hâte : un comptoir, ou une petite adresse au bord de la rivière. Rien à cocher désormais ; juste vous deux, et un pays qui s'est révélé romantique depuis le début, discrètement, à sa manière.
Si vous avez un jour de plus
+1 jourAvec un jour de plus, je m'enfoncerais davantage dans le calme plutôt que d'ajouter des visites. Un jour de plus à Kyoto convient magnifiquement à un couple : une matinée lente le long du Chemin de la Philosophie jusqu'au pavillon d'argent de Ginkaku-ji, une maison de thé, un long déjeuner, un après-midi sans rendez-vous. Ou une douce excursion à Nara, où les cerfs qui s'inclinent et le Grand Bouddha font une flânerie facile et sans enjeu à deux. Ou, si la nuit de Hakone vous en a donné envie d'une autre, offrez la nuit supplémentaire à une ville thermale plutôt qu'à une ville : Kinosaki, au nord de Kyoto, fait fonctionner toute la ville comme une seule auberge : vous flânez entre sept bains publics dans le yukata que votre ryokan vous prête, les geta claquant sur les ponts de pierre le soir.
S'il vous manque un jour
−1 jourPeu de temps ? Le voyage se replie sans perdre son cœur, et son cœur, c'est la nuit de Hakone, alors c'est la seule chose que je protégerais. Je le garderais Tokyo, la nuit à l'onsen, et Kyoto, en rognant simplement un jour de ville de chaque côté : un jour et demi à Tokyo, la nuit à Hakone, puis Kyoto. L'instinct, lors d'un premier voyage, c'est d'entasser, mais pour un couple c'est l'inverse qui sert : moins de lieux, savourés lentement, laissent de la place pour la ruelle à l'aube et le long dîner qui font que le voyage devient vraiment le vôtre. Choisissez les deux ou trois choses qui vous ont attirés tous les deux, et donnez-leur de l'air.
Prolonger le voyage à partir d'ici
Plus loinCette route est la colonne vertébrale d'un voyage plus long dans les deux sens. Vers l'ouest, Kyoto donne directement sur le reste du Kansai (Nara dans son entier, les néons et la cuisine de rue d'Osaka, le donjon blanc de Himeji), et sur une nuit comme aucune autre de ce voyage : un séjour dans un temple du Koyasan, avec le repas végétarien des moines et un office à l'aube. Vers l'est, Tokyo s'ouvre sur le reste du Kanto. Et si vos dates tombent sur la floraison des cerisiers ou l'embrasement de l'automne, cette même colonne vertébrale, relue par la saison, devient un voyage à part entière : la floraison ou les couleurs transforment une ruelle ordinaire en un souvenir que vous garderez tous les deux. Quoi que tu ajoutes, je garderais l'unique habitude qui t'a servi ici : laisse plus de blanc que de raison, parce que les instants dont deux personnes se souviennent ont tendance à surgir dans les intervalles.
Bon à savoir — tarifs et temps de trajet
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Le Pavillon d'Argent de Kyoto n'a aucun argent — et c'est tout l'art de la sobriété. Ouvert tous les jours (8h30–17h00 l'été), entrée 1 000 ¥, accès en métro + bus 203. Mer de sable ratissé, jardin de mousse et chemin de la philosophie, en contraste avec l'or du Kinkaku-ji.
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Sources
- Odakyu Electric Railway — Romancecar
- Odakyu Electric Railway — Hakone Freepass
- Hakone Navi (Odakyu Hakone Group) — Hakone Ropeway et la boucle
- Hakone Shrine — officiel
- JR-Central / Smart-EX — embarquer dans le Shinkansen avec une carte IC
- JR-Central — Kyoto en Shinkansen
- JR-West — Comment utiliser l'ICOCA (zone d'usage et usage mutuel national)
- Tokyo Monorail — accès Haneda-Tokyo
- JR-East — Narita Express (N'EX)
- JNTO / japan.travel — Guide du ryokan japonais
- JNTO / japan.travel — Guide du savoir-vivre à l'onsen
- Office de tourisme officiel de la ville de Beppu — onsen privatif (kashikiri)
- teamLab — Tokyo (officiel)
- Temple Kiyomizu-dera — visite officielle
- Guide de voyage officiel de la ville de Kyoto — terrasses au bord de la rivière Noryo-yuka / Kawadoko
- Sagano Scenic Railway (Sagano Kanko Tetsudo) — officiel
- Tenryu-ji — visite officielle (patrimoine mondial de l'UNESCO)
- JNTO / japan.travel — bambouseraie d'Arashiyama
- JNTO / japan.travel — pont Togetsukyo
- Fushimi Inari Taisha — accès officiel